Statement
The work of Cécile Massart is focused on researching new means of conveying the memory of radioactive waste sites in the landscape.
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Constructing Memory Through Art
©Richard Stephens/Special to PVT - Belgian artist Cecile Massart sits among the ruins of the Bullfrog jail behind the Red Barn Art Center at Rhyolite.
Cécile Massart is a visual artist who practices engraving, photography, computer graphics, video, sculpture and installations, and creates artist’s books.
Between 1977 and 2005 she taught engraving at the Academy of Ixelles and conducted ten years of extensive research in the field of engraving. Subsequently, she taught at the ESA Mons and the ENSAV La Cambre in Brussels. She is also co-founder of the Art school of Loulé in Portugal.
From 1984 until 1992 she developed a passion for the pixel and produced two series of works under the titles Graph and Pixel Story.
In 1994, she raised the issue of concealed storage sites of radioactive waste in Europe and worldwide. The resulting artworks appeared under the title “Un site archivé pour alpha, bêta, gamma”. Today, through her artistic work, she intends to educate the public and the relevant authorities about the necessity to clearly identify such sites. For this purpose, the artist is developing specific markers that give current and future generations a strong signal for hundreds of years.
The work of Cécile Massart is focused on researching a new means of conveying the memory of radioactive waste sites in the landscape. She has developed an architectural vocabulary to identify the slow level disposal waste site : the markers or archi-sculptures.
In 2009 the artist designed a series of markers and the book ‘COVER’ was issued.
Her objective is to inscribe this unique 21st century archeological stratum in the landscape thereby calling for the responsibility of everyone. What kind of energy policy do we want for the future? What heritage do we want to pass on?
When it comes to high-level waste the artist opens up new fields of investigation with the Laboratories, a series of 7 drawings she has done in 2014. These seven places, more accurately designed as conceptual proposals, are located within the perimeter of the storage site. They contribute to the design of markers in the landscape and their update in order to pass on the memory. Through experimentations, new ideas come to light for the safety of the living world.
It brings together scientists, philosophers, neighbors and researchers/guardians among others and it is passed on to future generations.
Cécile Massart has works in numerous private and public collections.
©Raymond Saublains
À travers le prisme de l’« incommunication », ce volume d’Hermès réfléchit à la contradiction existante entre l’accélération des flux d’information et la lenteur nécessaire à la communication humaine. Dans un monde gouverné par la vitesse et l’instantanéité, Le Temps des incommunications invite à repenser le rôle du temps dans nos échanges, nos pratiques sociales, nos institutions.
La communication réclame un temps d’incertitude, de négociation, même d’incompréhension parfois. L’incommunication apparaît alors non comme une défaillance, mais comme le temps même de la relation.
Les analyses ici présentées mettent en lumière les multiples décalages temporels qui traversent notre monde connecté. Entre rythmes culturels persistants et tempo technologique effréné, entre injonction à la vitesse et promotion du slow, les auteurs montrent combien ces vitesses hétérogènes engendrent des tensions, mais aussi des formes inédites de résistance et de création. De l’entreprise à l’hôpital, de la diplomatie à l’enseignement, de la politique à l’art, se dessine une cartographie sensible des « temps de l’incommunication ».
En refusant de réduire la communication à un simple échange d’informations, ce numéro d’Hermès propose une lecture d’un temps traversé de conflits mais fécond, qui redonne place à la rencontre et à l’altérité. C’est une pensée du temps comme relation qui s’y esquisse – un temps humain, parcouru de lenteurs retrouvées, d’écarts, de silences, de négociations –, dans laquelle l’incommunication a toute sa place.
Publié dans le cadre de l’exposition Dear Time au Tabloo, Dessel, 19 Septembre 2025 - 4 Janvier 2026.
À l’automne 2025 débute à Dessel la construction d’un site de stockage pour les déchets radioactifs. Ces déchets devront rester isolés du monde extérieur durant au moins trois siècles. Mais comment s’assurer que les générations futures le sachent? Comment retenir quelque chose pendant 300 ans, voire davantage? Ce sont les questions que soulève l’exposition Dear Time.
p. 203-2015 : Cécile Massart : Un site archivé
Couverture : Cécile Massart, Site nucléaire de Eletrobras à Angra dos Reis, État de Rio de Janeiro, Brésil, 2001, Sérigraphie imprimée sur photo (D-Print)
Depuis 1985, la revue La Part de l’Œil poursuit son exploration et son invention du discours esthétique contemporain. Elle s’attache à dynamiser les questions de l’esthétique, repenser l’approche des oeuvres, tenter de fonder le discours de l’esthétique afin que ce champ de travail devienne le lieu de rencontre de chercheurs, le lieu d’émergence et de stimulation d’une pensée scientifique digne de ce nom.
L’Andra publie le deuxième ouvrage de sa collection Construire et transmettre la mémoire sur l'artiste plasticienne Cécile Massart. Sa démarche engagée pour transmettre la mémoire des sites de stockage de déchets radioactifs est racontée à travers ce livre et notamment la relation fructueuse entre art et sciences qu'elle a su développer avec l’Andra.
Collection « Livres d’art et de photographie »
Une exposition du Botanique (18 février - 25 avril 2021) de l’artiste qui explore, réfléchit et œuvre depuis près de 30 ans à l’échelle de la planète à l’émergence d’une véritable conscience du nucléaire et du traitement de ses déchets dans nos paysages et nos sols.
Mise en place (France) : 9 avril 2021
200 pages tout quadri, 23 x 27 cm, cartonné, texte français, néerlandais, anglais
ISBN 978-2-87317-566-5
Proceedings of the International Conference and Debate 15-17 September 2014, Verdun, France
NEA - Nuclear Energy Agency
OECD - Better policies for better lifes
photo ©Michel Mazzoni
Les applications énergétiques et militaires du nucléaire rencontrent ces dernières décennies une actualité spécifique, déterminée par les enjeux du réchauffement climatique, l’inflation des technologies numériques et le renforcement des impérialismes. Alors que la problématique nucléaire trouve un écho dans la production artistique depuis plus d’un siècle, c’est à la lumière de cette actualité que cet ouvrage propose une étude plastique et contextuelle d’un ensemble d’œuvres photographiques essentiellement documentaires. Les représentations des conditions, des risques ou encore des effets catastrophiques avérés de l’industrie nucléaire s’inscrivent chacune dans des voies singulières : empreintes radioactives à travers le photogramme pour Anaïs Tondeur ; aide-mémoire visuel chez Cécile Massart ; témoignage du système industriel dans sa dimension sociétale pour Lucas Castel, Jacqueline Salmon et Jürgen Nefzger ; expression de la mémoire post-catastrophes chez Guillaume Herbaut et Takashi Arai ; instrument de visualisation de la radioactivité et de l’histoire militaire chez Julian Charrière, ou encore outil de propagande exposé par David Fathi.Danielle Leenaerts est docteure en histoire de l’art, spécialisée dans le domaine de la photographie contemporaine. Elle est enseignante-chercheuse en histoire de l’art contemporain à l’Université de Namur et en histoire de la photographie à l’Université Libre de Bruxelles.